L’activité physique est indispensable pour le bon fonctionnement de notre organisme. Elle stimule notre production de globules blancs dans la moelle osseuse, ce qui a pour heureuse conséquence de renforcer notre système osseux, ainsi que notre système immunitaire.

 

Les bienfaits de l’activité physique et du sport sur notre organisme

Notre organisme a besoin d’activité pour faire fonctionner l’ensemble de nos organes. Dans les pays occidentaux comme la France, nous sommes nombreux à mener une vie sédentaire et exercer un travail de bureau, plutôt qu’un travail physique. Nous prenons la voiture ou les transports en commun et nous bénéficions d’accessoires qui nous évitent les travaux de force. Par conséquent, notre corps ne bouge pas suffisamment au cours de la journée, ce qui nuit à son métabolisme. Les conséquences de cette sédentarisation sont flagrantes avec l’augmentation de l’obésité, l’hypertension artérielle, l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires, etc.

Mais ce n’est pas tout, l’activité physique exerce une action bénéfique sur notre système immunitaire. La sédentarité nous rend ainsi plus vulnérables face aux bactéries et virus.

 

Le fonctionnement du système immunitaire

Le travail du système immunitaire consiste à identifier tout élément étranger à l’organisme et qui lui serait nuisible. Il met ensuite en place les défenses adéquates pour pouvoir l’attaquer et le détruire. Cette aptitude provient de l’immunité innée et de l’immunité adaptative acquise, qui fonctionnent de façon coordonnée.

Dès qu’un agent pathogène pénètre dans l’organisme, l’immunité innée déclenche son action. Cependant, si elle n’est pas suffisamment puissante, l’infection arrive à se développer et c’est alors que l’immunité adaptative intervient en renfort. Une fois l’agent infectieux vaincu, l’organisme conserve en mémoire ses caractéristiques, afin de pouvoir lutter plus efficacement et éviter toute probabilité de nouvelle infection.

 

Les effets de l’exercice sur la fonction immunitaire

Une activité sportive demandant un effort soutenu d’au moins un quart d’heure augmente significativement le nombre de globules blancs dans le sang. L’immunité innée est la première concernée par les bénéfices du sport, grâce à l’accroissement du nombre de phagocytes. Ces cellules sont aptes à la phagocytose qui est le mécanisme par lequel certaines cellules vivantes englobent et digèrent les particules étrangères responsables des infections.

L’immunité adaptative profite également de l’activité sportive qui accroît le nombre de lymphocytes. Ces globules blancs du sang et de la lymphe jouent un rôle prépondérant dans l’immunité : ils permettent à notre organisme de s’adapter et de mettre en place les moyens de défense adéquats pour lutter contre les virus et les bactéries qui l’attaquent, ainsi que de conserver en mémoire sa stratégie dans l’hypothèse où ces agents infectieux reviendraient à la charge ultérieurement.

 

La corrélation entre le système osseux et le système immunitaire

L’activité sportive engendre une pression sur certaines cellules de la moelle osseuse, ce qui a pour effet de produire de l’ostéolectine, une cellule qui stimule la croissance osseuse et booste la création de lymphocytes. C’est la raison pour laquelle la bonne santé du système osseux est liée à celle du système immunitaire.

 

Quelle doit être l’intensité sportive pour constater des résultats ?

Diverses études ont été menées pour déterminer le temps nécessaire d’exercice pour constater des résultats sur le système immunitaire. L’équilibre est atteint grâce à une pratique régulière et modérée du sport. Cela correspond à trois à cinq séances par semaines, d’une durée d’au moins une demi-heure.

 

L’affaiblissement du système immunitaire chez les sportifs de très haut niveau

L’intensité de l’entraînement sportif revêt une importance capitale, car au-delà d’un certain seuil, le système immunitaire a plutôt tendance à s’affaiblir. On parle ici de très haute intensité pour les sportifs d’un niveau olympique ou participant à des compétitions demandant un dépassement de soi hors du commun, comme l’Ultra-trail ou l’Ironman.

Lorsque l’effort est particulièrement intense et répétitif, la production des lymphocytes augmente très rapidement, mais diminue ensuite tout aussi vite et peut même disparaître une fois l’effort terminé. Les cellules tueuses naturelles deviennent moins nombreuses et moins actives. Les chercheurs émettent l’hypothèse que cette mise en veille du système immunitaire vise à économiser de l’énergie, ainsi qu’à éviter toute réaction inflammatoire excessive.

Plus la séance est longue et intense, plus l’organisme devient temporairement vulnérable. Le système immunitaire est alors inefficace durant les heures qui suivent un gros effort. C’est pourquoi à la suite d’une séance qui vous a fait beaucoup transpirer, vous devez faire attention à ne pas prendre froid, car vos défenses sont provisoirement inopérantes.  

Par ailleurs, une activité physique frénétique active la libération d’hormones de stress, comme les endorphines et le cortisol, qui affaiblissent les défenses immunitaires du corps. C’est la raison pour laquelle les sportifs de très haut niveau sont suivis de très près par leur équipe médicale à la suite des entraînements, ainsi qu’après une compétition qui les pousse à se surpasser.

 

Le sport à tout âge

Avec l’âge, le système immunitaire s’essouffle et l’on parle alors d’immunosénescence. Celle-ci touche les deux types de défense immunitaire. Les cellules phagocytes de l’immunité innée demeurent aussi nombreuses, mais elles deviennent moins vigilantes et moins efficaces. Les lymphocytes qui participent à l’immunité adaptative sont produits en plus petit nombre et deviennent moins aptes à conserver en mémoire les caractéristiques des infections pour mieux les combattre.

Cette immunosénescence peut être retardée en conservant une activité physique tout au long de sa vie. Il faut bien entendu adapter le type de sport et l’intensité à laquelle le pratiquer en fonction de l’âge. Avec le temps, outre le système immunitaire, c’est tout l’organisme qui s’affaiblit et notamment le système osseux. Le corps supporte beaucoup moins bien les chocs, ce qui doit inciter à plus de prudence et à la sélection d’un sport qui épargne vos os et articulations.

Il est par exemple déconseillé de courir, mais la marche, et encore plus la marche rapide, constituent d’excellents exercices. La natation est le sport le plus doux, car le corps n’est soumis à aucun choc, mais il doit déployer toutes ses forces pour contrer la résistance de l’eau.

Il est conseillé de pratiquer une activité physique plusieurs fois par semaine, pour atteindre entre trois et cinq heures de sport par semaine. Tout travail à la maison, et surtout dans le jardin, est assimilé à une activité physique. En revanche, il est recommandé aux personnes vivant en appartement de trouver un moyen de bouger si elles ne sortent pas suffisamment. Les tapis de marche (ou de course) sont très en vogue chez les personnes âgées qui n’ont pas l’occasion de sortir quotidiennement, surtout en hiver.

 

Pas de sport en cas d’infection

Malgré un système immunitaire affûté, notre organisme ne demeure pas infaillible et nul n’est à l’abri d’une infection. Lorsque vous êtes malade, il est déconseillé de faire du sport, mais conserver une activité physique modérée est important. En effet, il n’est pas recommandé de transpirer, car votre organisme déjà affaibli se déshydrate plus rapidement que lorsqu’il est en bonne santé. Par ailleurs, le sport fatigue le corps qui a besoin de toutes ses forces pour lutter contre l’infection.